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Marre d'être une bonne personne

Oui, il m’arrive de me dire ça. Autant, je peux passer une bonne période, autant une mauvaise me fait parfois tout remettre en question, et de me dire : comment serais-je si j’étais une mauvaise personne ? Dans différents contextes au cours de notre vie, nous ne sommes pas toujours le premier choix. En amour, en amitié, dans les sports, en entrevue pour un travail, etc. La fameuse technique de mentionner du positif avant l’annonce du négatif… Oui elle est bien, mais parfois, on aimerait bien changer de cassette et entendre ce que l’on voudrait.


Je le sais bien que je préfère être une bonne personne, et je sais que j’en suis une. C’est ce qui vient après qui fait mal. Les fleurs et ensuite le pot derrière la tête ! Je ne sais pas pourquoi, mais il arrive que ce soit long avant de passer à autre chose, ou encore que ce soir difficile de ne pas se laisser trop atteindre par une mauvaise nouvelle. Les fameuses phrases «ce n’était pas pour toi», «meilleure chance la prochaine fois», «il y aura d’autres occasions», «reviens-en, ce n’est pas si terrible !», «le temps va arranger les choses»... ça aussi, j’en ai eu marre de les entendre. Quand ça ne va vraiment pas, tu as juste envie de te mettre en petite boule dans un coin et de crier si fort le mal que ça te fait en dedans. Un refus ou autre situation où ce n’est pas toi qui avais le numéro gagnant vient gratter les blessures de rejet ou d’abandon que l’on peut avoir.



J'avais autrefois cette tendance à m’autosaboter facilement, à laisser les émotions prendre le dessus et à me dire que j’aurais dû faire ci ou encore ça. À me faire des scénarios. Mais pourquoi ne suis-je juste pas capable de passer par-dessus en peu de temps ? La plupart des sphères de ma vie se sont placées. L’amour n’est malheureusement pas encore au rendez-vous. Je ne compte plus les fois où on m’a dit : «tu es vraiment une bonne personne, mais ça ne marchera pas». Autant j’ai cherché à savoir pourquoi, autant je travaille fort à passer à autre chose puisque le résultat final ne changera pas. On ne peut pas forcer les choses et ça ne peut pas marcher à tous les coups. Parfois, c’est nous qui devons mettre fin. Mais reste qu'à chaque «date» qui ne fonctionne pas, c’est un peu subir une forme de rejet ou d’abandon. C’est ouvrir un peu son petit cœur avec le moins d’attentes possibles, avec toujours un risque d’avoir mal.


«Vaut mieux être seule que mal accompagnée», «donne-toi de l’amour en attendant». Oui, je sais! Je le fais et je suis bien seule. Mais tout au fond de moi, j’ai hâte de trouver l’amour, le vrai. Celui qui résistera aux tornades de la vie, qui sera doux et sincère. Prendre soin l’un de l’autre, avoir une belle complicité. Ouvrir les yeux le matin, sentir une main dégager une mèche de cheveu de mon visage avec un tendre baiser sur le front. Quelqu'un qui va me serrer dans ses bras et qui me fera oublier toutes ces fois où je ne voulais plus être une bonne personne. Je n’ai pas de boule de cristal pour voir l’avenir, ni une armure pour me protéger des futurs rejets et déceptions que je devrai traverser. Au-delà de ça, je vais continuer d’être une bonne personne. À pratiquer la gratitude pour tout ce que j’ai au lieu de mettre l’emphase sur ce que je n’ai pas. Je ne suis pas encore là où je voudrais être, mais je ne suis plus là où j’étais.




Mérédith

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