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Aime-moi pour le meilleur et surtout le pire

“Et si je te disais que tu es facile à aimer? Que toute ta personne au complet mérite un amour inconditionnel, est-ce que tu y crois?”


Honnêtement? La réponse est non.


Je ne crois pas être facile à aimer. Je ne crois pas que mon entièreté puisse connaître un amour inconditionnel.


Mes expériences passées m’ont prouvé que j’étais facile à aimer dans mes beaux moments. Les moments où je me gère et que je masque ma vulnérabilité.


Je suis facile à aimer lorsque je donne un peu trop de ma personne et que je fais sentir les autres spéciales, aimé.es et chéri.es.


Je suis facile à aimer lorsque je suis compréhensive et douce. Lorsque je prends le temps d’écouter les gens, de valider leurs expériences et leurs ressentis.


En gros, je suis facile à aimer lorsque j’étouffe les cris que peuvent faire mes troubles de santé mentale. Je suis facile à aimer lorsque je ne suis que lumière, que j’aime la vie et que je veux partir à l’aventure.


Sauf qu’un jour ou l’autre arrive cette période sombre. Celle où je suis insécure et que je tombe dans l’hypervigilance. Celle où rien ne me donne envie, que je n’ai pas la force de me faire à manger ou même de prendre ma douche. Cette période où je n’ai plus envie de survivre constamment.


Cette période où je suis dépassée par les évènements de la vie. Mes émotions sont dérégularisées. Je ressens tout, beaucoup trop. Ma colère est ingérable, ma peine et ma douleur vibrent autour de moi comme un nuage gris qui me suit partout.


Ces moments où je suis à mon état le plus vulnérable.


Sauf que c’est dans ces moments-là, ces épisodes-là que les gens ne sont pas prêts à rester et à m'aimer comme je suis. Au complet.


Iels préfèrent cette version de moi qui n’est jamais vulnérable et qui se gère 95% du temps. Sauf que ce 5%-là aussi, a besoin d’amour. Même qu’il en a probablement besoin plus que la version de moi qui me gère.


Avec le temps, plusieurs personnes sont parties lorsqu’iels ont été confrontés.es à cette partie crue de moi. Peu importe si c’était après quelques semaines ou quelques années. Peu importe s’iels étaient de la famille, des ami.es ou des relations amoureuses.


Les voir partir et/ou les entendre me dire que c’est trop pour eux, que j’ai épuisé leur patience, qu’iels ont l’impression qu’iels n’ajoutent pas de valeur à ma vie… ça l’a tourné le couteau dans la plaie encore et encore.


C’est difficile par la suite de croire qu’on peut m’aimer malgré mes blessures et mes défauts de fabrication.


Car malgré tout le travail que je fais sur moi, mes efforts considérables à communiquer mes besoins, mon succès à me gérer la majorité du temps… je me demande encore pourquoi c'est si dur d’aimer ma vulnérabilité.


- Loud.

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