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TPOC : avoir besoin d'aide, mais ne pas vouloir être aidé



Trouble de la personnalité obsessionnelle compulsive. Je ne connaissais pas ce trouble avant d’en avoir le diagnostic en juillet dernier. Pourtant, je vis avec ça depuis des années. 


Les personnes vivant avec ce trouble ont besoin d’avoir le contrôle et que les choses soient faites à leur manière précisément pour satisfaire leur perfectionnisme. Ils ont du mal à déléguer et ne travaillent pas bien en équipe. C’est l’histoire de ma vie.


Le TPOC c’est un couteau à double tranchant. D’un côté, ça me rend très efficace et cartésienne. Je suis excellente dans les tâches à effectuer seule, dans un bureau par exemple.Par contre, si je dois travailler en équipe, ce qui représente 90% de mon travail, c’est l’enfer. J’ai du mal à accepter que mes collègues ne travaillent pas exactement comme moi, qu’ils utilisent d’autres méthodes, toutes aussi bonnes, pour arriver au même résultat.


À la maison, ce n’est pas plus simple. Faire une recette avec les enfants? NON! Je ne peux juste pas! Un bricolage ensemble, non, merci! Fais le tiens, je fais le mien pis c’est tout! C’est plate parce que mes enfants veulent m’aider, ils veulent cuisiner avec moi, mais si on le fait, ça va clairement mal finir. Maman va crier, l’enfant va pleurer, ce ne sera pas un beau moment. Tout doit fonctionner comme je l'entends, sinon, c'est la panique.

Jouer à un jeu de société? Ok, mais seulement si tu connais déjà les règles parce que je suis une très mauvaise pédagogue. Une fois que j'ai compris, je ne comprends pas pourquoi toi tu ne comprends pas. Si c'est clair pour moi, je ne vois pas comment ça ne pourrait pas être clair pour toi. On ne jouera pas en équipe, parce que je vais prendre le contrôle et refuser tes réponses. Désagréable, tu dis? Je le sais, je me tape sur les nerfs moi-même!


Moi et mon TPOC, on est bien tout seul, on fait nos tâches seul et c’est parfait. Que personne ne vienne se mêler de nos plans. Je comprends la bienveillance des gens qui veulent m’aider, parce qu’en plus de tout ça, je fais énormément d’anxiété. Ils voient leur collègue ou leur mère anxieuse qui tente de gérer sa tâche, c’est normal de se dire «je vais aller l’aider, elle en a besoin» mais, NON! Laissez-moi seule! Si j’ai réellement besoin de ton aide, crois-moi, je vais te le demander et je suis désolée, mais c’est fort probable que je regrette d’avoir demandé de l’aide à la seconde où tu vas t'éloigner de mon plan.


Bref, je me gère bien mal! La psychothérapie devrait finir par m'aider, mais pour l'instant, je marche constamment sur des œufs au travail pour ne pas péter une coche à la moindre petite affaire qui ne fonctionne pas comme je le voudrais. Je me parle beaucoup, me chicane mentalement. J'imagine qu'un jour on finit par mieux se gérer et être agréable à côtoyer.


Toi, vis-tu bien avec ton TPOC? As-tu des trucs pour moi?


Virginie



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