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Rôle de belle-mère et anxiété

Le rôle de belle-mère se définit de quelle façon ? J'avoue que je ne sais pas trop. Je regarde les films, mon entourage, et c'est si différent, même d'un couple à un autre...La relation avec l'ex qui est la mère, le regard des autres, les relations familiales que je vois souvent tendues, pleine de jugements, de crises. Des familles reconstituées, l'arrivée possible d'un nouveau bébé, les défis du quotidien avec la garderie et l'éducation...Est-ce que je souhaite vraiment vivre ça ?


J'avais déjà eu dans l'esprit que ce rôle me conviendrait...jusqu'à ce que l'opportunité se présente. Penser à ce rôle avec mes lunettes roses, c'était bien, mais le vivre éventuellement et que ce soit tangible m'a mise dans tous mes états. Bien au fond de moi, je sais que j'assume mon choix de relation, et les enfants qui s'y rattachent. L'anxiété prend malheureusement le dessus. Au point de pleurer, de trembler, de sentir mon cœur qui veut sortir de ma poitrine. Pourquoi, si tout se passe bien, le poids de l'anxiété est plus lourd dans la balance ? Pourquoi les mêmes questions reviennent sans cesse ?


Est-ce que les enfants vont m'aimer ? Est-ce qu'ils peuvent préférer être avec moi au lieu de leur mère ? Comment sera la relation avec elle ? Va-t-elle me faire la vie dure ? Vais-je subir et devoir me plier à des choses pour acheter la paix ? Est-ce que mon conjoint voudra revenir avec la mère pour tenter de reconstruire leur vraie famille ? Quelle place vais-je avoir réellement ?



Trop de questions sans réponse. Et ça, c'est hyper difficile pour une personne anxieuse. C'est insécurisant, et comme je n'ai pas envie de montrer cet aspect de moi, je me cache. J'ai trop peur de perdre mon conjoint et briser notre relation à devoir être rassurée sans cesse. Mais plus je me cache, plus mon corps me parle. La spirale tourne: en plus des symptômes d'anxiété, mon sourire et ma motivation sont en chute libre. L'envie de crier et de tout saboter me traverse l'esprit, car je ne me sens pas assez solide. Comment une femme si résiliente peut se sentir aussi basse et aussi faible ? Ça serait plus facile, oui, de tout quitter, mais est-ce vraiment ce que je souhaite tout au fond de moi ?


Et bien non. J'ai pris le temps de me poser au lieu de laisser gagner l'impulsivité et de regretter. L'anxiété se pointe pour une raison et je sais que l'inconnu, les nouvelles situations, ça fait peur et ça nous fait sortir de notre zone de confort. J'aurais aimé sauter des étapes pour me sauver de quelques crises, mais j'apprends encore à apprécier le chemin, pas juste la destination. Je me concentre sur le positif, et je gravis la montagne un pas à la fois. Rester dans le moment présent, c'est tout un défi ! Le temps passera de toute façon, et j'ai choisi de faire en sorte que chacun des moments passés soit le plus positif possible. Il y a encore des jours où ce n'est pas si facile, car je ne veux pas échouer dans mon futur rôle de belle-mère. En attendant, je continue mes suivis en soutien psychologique, afin de garnir mon coffre d'outils qui m'aideront à faire face aux nouveaux défis à venir.



Anonyme



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