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J'aurais aimé connaître mes diagnostics bien avant

«J'aurais aimé savoir avant que je vivais avec un trouble anxieux, je me serais moins taper sur la tête.»


«Si j'avais su que j'avais des traits du trouble de la personnalité limite, j'aurais été chercher de l'aide bien avant.»


«Si on m'avait dit dès le départ que je finirais avec un trouble alimentaire, j'aurais fait bien des choses différemment.»


Combien de fois j'ai entendu ces phrases ? Combien de fois je les ai prononcées moi-même?

Trop de fois ...


C'est que pendant une période de temps, souvent de longues années, on a vraiment rushé. On a vécu l'enfer sur Terre. Et par certains gestes et paroles, on a écorché au passage quelques cœurs, dont le nôtre.


À la suite de la réception d'un diagnostic vient une grande introspection lors de laquelle on remet tout en question. On analyse notre passé et on cherche à comprendre. On parvient assez aisément à identifier ce qui clochait. Ces gestes et paroles qu'on a posés, ils finissent par nous sauter aux yeux. Ce qu'on arrive plus difficilement à faire, par contre, c'est de réparer les cœurs meurtris par notre faute, surtout le nôtre.

Photo prise par France P. Photographie

Le principe d'une maladie ou d'un trouble, c'est que c'est souffrant. Pis souffrir, c'est désagréable. Alors, je parie que 100% des gens qui ont un diagnostic quelconque se disent que s'iels avaient pu éviter ne serait-ce que la moitié de leur douleur, iels l'auraient fait sans hésiter. Pourtant, ce sont ces épreuves qui nous ont forgés, transformés ... améliorés en tant qu'humain. C'est souvent celui qui a souffert qui sait être bienveillant envers les autres. Parce qu'iel sait foncièrement à quel point un peu de douceur peut faire le plus grand des biens pour un coeur fragile. Les humains au parcours tumultueux sont pour la plupart plus accueillant, plus tolérant et surtout, moins dans le jugement.


Ok, je le sais, si tu pouvais revenir en arrière, tu le ferais quand même. Moi aussi, imagine-toi dont. Mais pas pour TOUT changer en lien avec mes diagnostics, non. En fait, j'éviterais seulement de faire de la peine aux gens que j'aime. Mais je crois que je garderais sur mon chemin une grande partie de mes embûches. Sans elle, je n'aurais pas mon coeur d'aujourd'hui, ce coeur plein d'amour pour ceux qui n'arrivent pas toujours à s'aimer eux-mêmes.


Laurie

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