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5 ans sans toi, c'est une éternité - le deuil

Life as shattered my hopes and my dream. I’m a lost cause…. – Jelly Roll/Save me


Aujourd’hui, je vis une peine plus grande que la normale. C'est le 5ème anniversaire de la mort de ma maman. Cette femme forte que j’aspire à devenir en grandissant. Tu sais cette phrase que nos enfants disent toujours à la maternelle : Moi en grandissant, je veux être comme… Bien moi en grandissant je veux être comme ma maman ! Je veux être forte, confiante et sûre de moi. Je veux pouvoir avoir une tête sur les épaules et du courage.

 

Je suis dans une passe un peu difficile avec ma santé mentale. La demande de dépôt de mon divorce a été signée. Dans quelques semaines, je vais dire officiellement adieu à ma vie de famille. Bon, je suis séparée depuis quelque temps quand même, mais je dois faire un deuil de cette vie-là. Je dois faire le deuil de mon conjoint, qui est parti en même temps que ma mère, pour être remplacer par quelqu’un avec qui je n’avais plus d’affinités.

 

Ce soir, je regarde le ciel d’hiver et je me demande s’il peut prendre avec lui tous mes doutes, tous mes problèmes. S’il peut me donner une paix que je cherche depuis si longtemps. J’ai tellement l’impression d’être une cause perdue et d’être brisée sans bon sens. Je me rends compte que la perte de toutes ces personnes et la perte de ma « normalité » m'ont doucement détruites.

 

J’apprend à être seule une semaine sur deux, mais cette semaine-là, je ne prends aucunement soin de moi. Je m’oublie plus. Comme si je ne voulais pas prendre soin de moi. Comme si… comme si je ne valais pas la peine de prendre soin de moi. Tout le monde me dit: « tu vas t’habituer! Tu vas voir c’est le fun les semaines seules ». Cela fait 2 ans et je ne suis toujours pas capable. Je suis encore cette femme brisée qui cherche ces enfants le soir pour les border … mais ils ne sont pas là. Ils sont chez l’autre parent. Je suis seule avec les bruits de mon appartement. Je suis seule avec moi-même… et j’ai peur de moi-même quand je suis seule.

 

Maman, je ne suis pas aussi courageuse que toi. Je ne suis pas aussi forte que toi. J’aimerais tellement que tu m’aies laissé de ta force en partant. Mais tu la pris avec toi. Je dois construire la mienne. C’est dure. Si dure! Je ne sais pas si je vais y arrivée. Tout le monde me dit que je suis plus forte depuis 2 ans. Que je ne me laisse plus marcher sur les pieds. Mais pourquoi je n’ai pas cette impression-là ? Pourquoi j’ai encore l’impression d’être une petite chose faible et fragile ? Pourquoi tout ce que je veux c’est pleurer ? Je n’ai pas pleuré pendant des années… et maintenant, c’est tout ce que je ferais.

 

Je t’aime maman. Tu me manques à chaque jour ! Tes bras forts, ta présence tranquille, tes «FRRRAANNCCEE» bien ressenties, tes bagues contrent ma porte pour dire à mes enfants de ranger ton appartement, tes petits plats pleins d’amour. Si un jour je suis le 1/3 de la femme que tu étais, je crois que je vais me sentir comblée et pouvoir me dire mission accomplie !

 France P.

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