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À la recherche de cette force en moi

«Please, sedate me!»


Un jour, j’écoutais une série qui se nomme Grey’s Anatomy. Dans l’épisode visionné, une femme forte du nom de Christina, qui vit un moment difficile, dit à son amie docteure: «Please, sedate me!». Oh lala que cette phrase n'est pas tombée inaperçue.


Je vivais à ce moment-là des problèmes de violence verbale dans mon couple qui me faisait vivre d'énormes crises d’anxiété, car j’essayais de m’adapter tant bien que mal à ma situation et que mon état mental s’était dangereusement dégradé. Malheureusement, à cette époque, je n’étais pas prête à m’avouer vaincue et je voulais à tout prix que la relation fonctionne pour la stabilité des enfants. Toutefois, je ne voulais plus vivre ces moments d’angoisse où j’étais dans l'attente de la prochaine crise de colère de mon conjoint. Je voulais que ma douleur s'arrête. J’avais mal, un mal de vivre intense. Je n'avais qu’une phrase en tête: ««Please, sedate me!». Par contre, j’avais déjà parlé à mon médecin de mon immense fatigue et elle m'avait dit de prendre une semaine de vacances...Je n’avais pas été claire avec elle, je le sais maintenant. Pourquoi est-ce que je dis cela? C’est parce que je ne lui ai pas exprimé dans quel état mental j’étais et que cette détresse psychologique était due à ce que je vivais chez moi.

Quelques années plus tard, une détérioration avancée de mon estime ainsi que des troubles d'adaptation à mon travail m’ont amenée une fois de plus à consulter mon médecin. Mais cette fois-ci, j’ai tout déballé. Et là, elle m’a écouté et n'a rien dit pendant 15 minutes. Ensuite, ses premiers mots ont été de me dire que j’allais avoir besoin d’un coup de pouce pour m’en sortir et que je prendrais une médication pour m’aider à remonter la pente. J’allais enfin être sous médication. Je n’en croyais pas mes oreilles. Quelqu’un avait enfin entendu et compris ma souffrance…… en fait, ce que je voulais, c'était de ne plus rien ressentir, car j’étais épuisée. Mais la médication n'était pas la solution à tous les autres problèmes. Je faisais encore des crises d’anxiété lorsque j’étais menacée ou manipulée.


Maintenant, après deux ans de prise de médication, et une séparation (et oui, j'ai réussi à me libérer) je comprends ce que le fait d’être «sedate» m’apporte. Je peux continuer à vivre ma vie ainsi que mes émotions sans que ceux-ci prennent toute l’ampleur sur mon humeur. Je peux “dealer” avec les problèmes et trouver des solutions avec un état mental plus stable.


Il ne faut pas avoir honte de ce que l’on vit. Mettre nos émotions en mots peut nous alléger de ces lourds maux.


Anonyme


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